lundi 19 novembre 2018

L'écriture inclusive, écriture excluante !

Pour une fois je suis d'accord avec l'Académie française qui a publié ce texte après un vote à l'unanimité.

Déclaration de l’Académie française sur l'écriture dite "inclusive"

Le 26 octobre 2017
Déclaration de l’Académie française

 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE
sur l'ÉCRITURE dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres
dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.
Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.
Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète. 

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Qu'est-ce qui a amené cette épidémie de mots assemblés, ou coupés, par des points médians pour exprimer qu'on y parle d'humains mâles et femelles ? La mise en œuvre est même fantaisiste.Tirets médians, points sur la ligne de base... Les lettres entre les marques de ponctuation peuvent indiquer un ajout ou une substitution, voire une manœuvre plus complexe encore.
Dans l'histoire, on a déjà joué ainsi sur la langue française, au temps des précieuses ridicules ou à celui des incoyables
Résultat de recherche d'images pour ""les incoyables"" 
  https://fr.wikipedia.org/wiki/Incroyables_et_Merveilleuses
On créait un petit groupe de gens qui se différenciaient des autres par leur parler original. Cela ne devrait pas déranger pour des textes destinés à un petit univers clos mais très souvent on écrit pour un public large. 
Il faut pouvoir être lu par des gens peu familiers de la langue française.
Des professionnels de l'apprentissage de la langue considèrent l'écriture inclusive "à points" comme excluante, ou si l'on veut exclusive.
  • La langue française doit pouvoir être prononcée, et ceci sans procédure complexe. Étudiant.e.s devrait être prononcé : étudiantes et étudiants. Quant à auteurs.trices cela devient encore plus complexe.
  • Ceux qui animent des groupes de lutte contre l'illettrisme sonnent l'alerte.
  • Les professionnels du français deuxième langue désapprouvent cette nouvelle complication de la langue pour leurs étudiantes et étudiants. Avec les bijoux, cailloux, genoux... voici de nouveaux obstacles pour envoyer dans les choux des gens de bonne volonté.
  • Les aveugles qui écoutent la transposition orale d'un texte écrit plantent leur logiciel.
  • Les usagers de logiciels de vérification orthographique !
  • Et ceux qui voudront lire ces textes dans un siècle. On devra joindre une petite notice pour expliquer le mode d'emploi pour la lecture de ces textes de la deuxième décennie du deuxième millénaire.
  • ... si vous lisez cette énumération, vous pouvez la compléter par vous-même.
Bien sûr, cette écriture a été une tentative, bien maladroite, de rééquilibrer les places des populations féminines ou masculines.
Mais on peut dédoubler les mots : usagères ou usagers. Utiliser une phrase comme ceux qui habitent, travaillent, étudient... à Louvain-la-Neuve. 

Certaines fustigent l'expression : le masculin l'emporte sur le féminin. Cette règle valant pour les adjectifs est mal exprimée. Il faudrait dire le neutre l'emporte sur le féminin. Le français n'a pas vraiment de neutre comme les Belges le connaissent pour la langue flamande. Et le neutre en français s'écrit de la même façon que le masculin.  

On pourrait décider qu'un accord se fait avec le substantif le plus proche. Pourquoi pas ?

Voilà, je plaide pour l'évitement de l'écriture inclusive à points dans la communication extérieure

Mais il est parfois très utile que l'on s'adresse aux deux genres : infirmières et infirmiers, premières et premiers ministres. Pousser la féminisation des mots. En se rappelant les pratiques du passé. A l'école primaire j'ai appris qu'une générale était l'épouse d'un général, une colonelle d'une colonel, une amirale d'un amirale... 

L'histoire du masculin et du féminin est longue. Elle commence dès la Genèse

Adam, l'être humain a été créé mâle et femelle, en hébreu "ish" et "ishasha", donc pour les ""militant.e.s" de l'écriture inclusive à points "ish.shsha".
Pour les curieux, cherchez ces mots sur le web. Il y a des centaines de commentaires, y compris ceux de la cabale. Mais le français ne doit pas se perdre dans des écritures cabalistiques.

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Comment justifie-t-on le point médian ?
J'en cite un exemple :
https://leconjugueur.lefigaro.fr/blog/point-milieu-ecriture-inclusive/

L’usage de la parenthèse indique un propos secondaire (quelque chose en plus et optionnel). La parenthèse n’est, de ce fait, pas appropriée à l’usage de l’écriture inclusive puisque justement, le but est de réhabiliter le féminin.

Un texte incroyablement idéologique et incohérent. On prétend que la parenthèse indiquerait un "propos secondaire" et immédiatement on précise "quelque chose en plus" !!!




dimanche 5 novembre 2017

Louvain-la-Neuve. Rêveries d’un président solidaire de l’Association des Habitants.




Ceci n’est pas un texte officiel de l’Association des Habitants de Louvain-la-Neuve mais les pensées personnelles d’un président à 5 mois de sa fin de mandat.


Il y a quelques jours je rentrais chez moi, dans la nuit douce, revenant de la fête d’anniversaire de l’École des Bruyères. Trois cents, quatre cents personnes ? Anciens élèves, parents, animateurs, … Revenus pour une soirée dans ce lieu qui les avait marqués à vie. Échanges de souvenirs, particulièrement sur la création de cette deuxième école à LLN pour compléter le Collège du Biéreau trop petit. Pour beaucoup des pionniers c’était l’occasion de créer « autre chose », une école de quartier, pas simplement dans la ligne de l’UCL ou de l’enseignement communal. Une occasion extraordinaire pour le Conseil des Résidents (devenu plus tard Association des Habitants). Quel quartier ? À part Jean Van Cottom, demandé comme directeur, tous les associés de départ (j’en lis la liste au Moniteur de juin 1976,) habitaient Biéreau Espinette, dans un mouchoir de poche, tous des voisins de Marie-Anne Eeckhout-Gailly, à moins de 500 mètres des premiers locaux de la nouvelle école. D’abord Place des Giroflées, un bâtiment alors inoccupé et qui fut pris de force assez illégalement pour mettre l’UCL devant le fait accompli et commencer les classes dès la rentrée 1976. Les enfants de ma maison communautaire Galilée, « inter-générationnelle », ont profité de cette pédagogie ouverte, inspirée de Célestin Freinet mais sans attache dogmatique, ni culte de l’autogestion. J’ai perçu son adaptabilité au temps présent quand dès l’arrivée de l’informatique de table on a constaté combien les outils de la micro-informatique de la fin des années 70 correspondaient à l’imprimerie historique de Célestin.

L’école des Bruyères est un symbole puissant de l’efficacité de Louvain-la-Neuve. Une infrastructure assez puissante pour permettre le développement d’initiatives innovantes et durables. 

À la fin de mars 2018, j’aurai mis fin à tous mes mandats AH pour me consacrer à l’écriture et à la parole conférencière, si j’y suis invité. Même si dès l’automne 1971 j’avais initié l’association avec Manu Lousberg je ne l’avais jamais présidée. C’est pour achever un mandat, interrompu par une démission, que j’avais accepté, en mars 2017, douze mois de présidence. Un peu inquiet parce qu’on me disait « Courage » au lieu de « Félicitations » et que l’on écrivait que je prenais la barre en pleine tempête. J’ajoutais qu’on avait jeté sur le pont un seau d’eau savonneuse appelée Esplanade.
Jusqu’ici j’ai survécu. Soulagé comme d’autres par le conseil communal avec son projet de SOL (Schéma de Structure Local) qui renvoie au-delà des élections communales de grandes décisions sur la Porte Nord-Est de LLN. Sans avoir à décider pour le moment sur le thème piégé : « pour ou contre l’extension ».

On sort du dilemme (« nécessité dans laquelle se trouve une personne de devoir choisir entre les deux termes contradictoires et également insatisfaisants d'une alternative ») Oui/Non afin de se mettre à l’écoute de suggestions créatives et raisonnées pour la principale entrée de la ville.

Lorsque j’ai cherché à définir mon rôle présidentiel, ma référence a été les statuts, qui jouent pour l’AH le rôle de constitution. L’Article 3 écrit : « L’Association des Habitants est un groupe de pression chargé de faire connaitre les voix des habitants de Louvain-la-Neuve là où il importe qu’elles soient entendues ». Mon premier devoir est donc d’écouter les voix des habitants, de tous les habitants, au sens qu’a ce mot depuis 1971 : les usagers, utilisateurs, acteurs de la ville. Ceux qui y logent, y travaillent, y étudient, y passent… Majoritaires comme minoritaires. Je pense que j’ai passé l’essentiel de mes 8 premiers mois de présidence à cette tâche. Gérant un abondant courrier mail, participant à un maximum de rencontres, mais aussi en m’asseyant sur un banc du parc ou d’une galerie pour engager la conversation sur ce que chacun ressentait pour la ville. Eh bien, dans notre capitale de la rouspétance, la plupart des personnes rencontrées m’ont dit combien ils aimaient la ville, pour son accueil, sa diversité, son évolution. La première voix que je transmets est donc celle de la gratitude, de la reconnaissance. Mais on modère aussi : ce serait mieux si c’était plus propre, moins bruyant, plus respectueux les uns des autres. Et la pression dont parle l’article 3 s’adresse d’abord aux autres citoyens, résidents permanents ou étudiants, pour qu’ils améliorent leur cité, et en demandant aussi que les pouvoirs publics ou l’UCL agissent. 

L’AH représente, à côté de l’UCL et des pouvoirs publics, une des 3 grandes composantes de Louvain-la-Neuve. Elle est considérée comme représentative des personnes dans leur vie quotidienne, personnelle et sociétale. Mais depuis la fin des années 70 elle a du mal à assurer cette représentation. Au départ les responsabilités étaient basées sur le volontariat et un consensus, une acceptation mutuelle. Rapidement on fit des élections sur base de différentes catégories et des lots d’habitation. La première présidente élue fut une étudiante, Babeth Bonaert. Et au cours de ces 46 années on oscilla entre une représentation par quartier ou au niveau de l’ensemble, par statut ou sans distinction… On en est dans cette mandature à un stade où dans le Conseil d’Administration les quartiers sont très inégalement présents et où les étudiants et même les gens de moins de 50 ans sont particulièrement invisibles. Pour moi c’est une responsabilité accrue. Chacun et chacune des membres du CA ne représentent pas les intérêts d’un quartier, d’une classe d’âge, d’un statut social, ni d’un lobby… Chacune, chacun se doit de parler au nom de tous les usagers. Beaucoup l’ont remarqué : je relaie toutes les opinions même très minoritaires. Je pousse à parler ceux qui n’osent pas le faire. Je garantis l’anonymat ou le pseudonymat si c’est nécessaire. Je suscite les commentaires. J’essaie de connaitre les avis de ceux qui travaillent dans le parc scientifique, utilisent les services, étudient, ont des projets, sont arrivés parmi nous récemment pour passer l’automne de la vie (et le soleil de ce dimanche 15 octobre 2017 me rappelle qu’il y a de très beaux automnes). 

Dès sa création, à l’automne 1971, l’association s’est voulue représentative de tous les usagers de la ville, présents à venir (et au début presque tout le monde était à venir). Il n’y avait pas de cotisation et tous les résidents et usagers étaient membres de droit égal. Tout de même un propriétaire avait déjà proposé que ceux qui avaient investi aient davantage de poids. Cette question de la pondération se pose maintenant encore. Qui doit avoir plus d’influence sur le développement de la dalle ? Qui consulter en priorité ? Celui qui y travaille tous les jours ou celui qui habite dans la même commune à des kilomètres ? Les salariés des commerces et services du Centre-Ville, les habitants de Pinchart, …

Cette question de la pondération fait partie de mes réflexions, mais je n’en suis pas encore au moment de la formalisation.
Heureusement être président c’est aussi des jours de bonheur. Le 21 juillet, fête des habitants avec son repas poulet, sa pétanque, ses danses. Le parcours d’artistes, pendant deux weekends d’automne, des heures de déambulation dans les quartiers. Un petit discours d’accueil, court comme un éditorial. L’accueil dans des maisons inconnues. De longs échanges avec artistes de la peinture et de la sculpture, la découverte de techniques. Un budget équilibré mais aussi des suggestions pour le prochain épisode dans deux ans. 
Privilèges de la présidence, des colloques singuliers d’une heure, une heure et demie avec le bourgmestre, le premier échevin, le prorecteur, le responsable de l’INESU… Une « joyeuse entrée », partagée avec ma vice-présidente, avec les responsables de la gestion centre-ville. À bâtons rompus, sans négociation ni requête. D’égal à égal, chacun dans sa compétence, échangeant librement des visions de l’avenir de Louvain-la-Neuve.

À chaque changement de titulaire, les relations sont à reprendre. L’UCL et la Ville gardent leurs distances entre elles. Chacun sa conception de l’aménagement du territoire. Pour l’AH il est souvent difficile de trouver l’interlocuteur compétent.

Les relations les plus riches, les plus suivies, les plus quotidiennes, les plus passionnantes, se font avec les étudiants. Ceux de l’AGL, des Cercles, des Régionales, … mais le plus souvent avec les kots-à-projet. Les étudiantes et étudiants de l’UCL, des Hautes Écoles, et des écoles secondaires, … sont à la fois des membres de droit de l’AH (on souhaite qu’ils activent ce droit par une cotisation et la participation à des activités et à des groupes de travail) et ont des statuts propres dans l’UCL et leurs établissements. Je voudrais qu’on avance la réflexion sur leur statut dans la ville d’OLLN, comme citoyens.

46 ans après avoir lancé, avec Manu Lousberg, ce Conseil des Résidents qui deviendra plus tard l’Association des Habitants, je m’interroge toujours sur la meilleure façon de porter les projets de tous ses usagères et usagers, résidents permanents et navetteurs, sportifs et clients. Concilier les fonctions locales, régionales et internationales de la ville. Être à l’écoute de tous les âges de la vie. Relayer les actions militantes, et être attentifs à ceux qui veulent assurer l’infrastructure et l’équilibre économique de la cité. 

Il restera toujours de la distance entre l’AH et ses partenaires de près d’un demi-siècle, particulièrement la commune et l’UCL. Échanges d’information, interpellation, négociation, collaboration… et parfois affirmation forte de divergences d’intérêts. Je le demande clairement : je souhaite vivement que la Commune et l’UCL informent en priorité avec l’AH, sur les projets de travaux, les règlementations… au minimum en même temps que la presse. Des communiqués de presse de nos grands alliés ne nous parviennent que filtrés par les journaux. C’est dysfonctionnel et à l’origine de conflits à retardement. Je plaide pour une cité autant que possible Open Data. Je la voudrais plus attentive à la place du numérique, à l’arrivée des Chinois (CBTC Smart Valley), et au succès du Musée L.
 

Voilà donc quelques-unes de mes réflexions, de mes rêveries lorsque je sors de cette soirée d’anniversaire de l’École des Bruyères où j’ai rencontré des complices des années 70 et des jeunes enfants qui vivront sans doute au-delà de l’année 2100. Je n’aurai été que douze mois à la présidence de l’AH, j’espère qu’on retiendra de moi que j’ai essayé de donner la parole à chacune et chacun surtout à ceux qui sont d’habitude muets.

dimanche 24 septembre 2017

LLN. Triangle à 5 feuilles. Parcours d'Artistes 2017

A l'intention de mes amis, ce petit mot pour soutenir personnellement cette magnifique initiative qui nous revient tous les 2 ans.
La présentation officielle est sur le site de l'AH.

Le soleil est de la fête. Deux weekends : 




Mon petit discours lors du vernissage.



Merci à Bernard Hanin et à toutes ses collaboratrices, et collaborateurs. Comme président de l’AH je le remercie pour ces grands moments. Merci à nos partenaires de toujours, l’UCL et la Ville d’être parmi nous.

Depuis 1972 (il y aura 45 ans en octobre), les habitants ce ne sont pas seulement les résidents permanents mais ceux qui logent ici, qui étudient, qui travaillent… et donc ceux qui y peignent, y sculptent, y photographient. Les « habitants » sont tous les usagers-acteurs de la ville. 50.000 personnes pendant ces journées-ci. Plus de 600.000 visiteurs différents par an.
Notre ville est accueillante, à tous, à une multitude de nationalités, différents modes de vie, de convictions, de créations artistiques, de façons d’acquérir, de donner, d’échanger. « Notre » Louvain est à la fois Louvain-la-Baraque et Louvain-l’Esplanade, le Lac et la Dalle, Louvain des jeunes de 18 ans arrivés en masse ce lundi 18 et pour beaucoup la ville de l’automne de la vie. Pour les visiteurs du Parcours des Artistes elle sera la ville des parcs et des quartiers, des cours et des ruelles, des villas et des appartements. Bienvenue donc à vous tous qui pendant quelques heures serez avec nous « habitants » de notre cité.
Bienvenue aussi à vos œuvres. Pendant deux weekends elles vont vivre de merveilleuses aventures. Tirées de leurs ateliers ou du foyer familial, beaucoup vont se retrouver sous des éclairages inattendus, tendant l’oreille pour entendre des louanges, ou pour des critiques feutrées. Pendant une dizaine de jours, de notre patrimoine urbain elles seront le cœur, le précieux trésor.
Après notre rencontre bruyante, nous allons offrir cette salle au silence et à la pénombre, laisser ces quelques travaux de nos mains faire connaissance avec leurs compagnons de cimaise, se raconter leur naissance, au four, à l’atelier, dans une chambre noire. Chacun des auteurs a dû en choisir un seul parmi ses richesses, parfois le plus petit. Bientôt nous nous retirerons à petits pas. « Pour qu’un enfant, pour qu’une œuvre puissent s’épanouir, il faut s’écarter ».
Chut ! Dans quelques minutes il faudra faire silence. Dans quelques minutes seulement…
Merci de votre attention.
Paul Thielen, Président de l’Association des Habitants de Louvain-la-Neuve
Vernissage du Parcours d’Artistes 2017. 22 septembre 2017